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Le Sultanat D’Oman
Situé
à l’extrémité orientale de la
péninsule arabique, entre le Yemen et les Emirats Arabes Unis,
le Sultanat d’Oman s’ouvre doucement au tourisme. Plaines
désertiques, montagnes escarpées, plages de sable
doré et mer turquoise jouent les contrastes et offrent des
paysages à couper le souffle. Ses 1700 km de côtes sont
baignés par la mer d’Oman et s’ouvrent sur
l’océan indien. Réputées pour leur
extrême diversité, ses eaux abritent baleines, dauphins,
tortues et un grand nombre d’espèces coralliennes.
Le riche passé historique du pays demeure partout inscrit dans
la pierre et se nourrit de chapitres légendaires dont les
héros ne sont autres que la Reine de Saba, Sindbad le marin ou
Marco Polo. Vous découvrirez de belles citadelles portugaises
perchées sur des pics rocailleux, des petits villages
étreints aux milieux des falaises.
Oman a longtemps été une plaque tournante du commerce
entre Orient et Occident. Sa culture, son art de vivre et ses
traditions sont issus d’un métissage entre les mondes
arabe, indien et africain. Cette longue tradition d'ouverture et
d'hospitalité conduit aujourd'hui les Omanais à
accueillir avec bonheur le visiteur.
Au nord, enserré par les Emirats Arabes Unis, l’enclave
territoriale du Musandam s’ouvre sur le détroit
d’Ormuz. Ses falaises vertigineuses plongent dans la mer et
forment ce que l’on appelle les fjords d’Arabie.
Préservée et sauvage, la nature s’impose ici avec
force. Elle abrite d’insoupçonnables criques et quelques
villages qu’il est désormais possible de découvrir.
Isolés, ils sont souvent accessibles uniquement par la mer, le
kayak est le meilleur moyen de découvrir cette région.

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Carte d’identité du pays : |
Superficie :
213 000 km,
Densité : 3.1 millions d’habitants,
Capitale : Mascate,
Le chef de l’état : le Sultan Qabous ihn Saïd.
Langue : L’arabe est la langue
officielle, l’anglais est pratiqué. De nombreux dialectes
sont également utilisés.
Religion : Islam 90% (dont 75% d’ibadites)
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Avant de partir : |
Climat:
Il fait chaud toute
l’année. La meilleure saison pour se rendre à Oman
s’étend d’octobre à avril, les
températures y sont alors supportables. De septembre à la
mi-mai elles varient entre 23°C et 30°C. La mousson est
présente dans le sud du pays de juillet à septembre.
Décalage Horaire : + 3 heures en hiver, + 2 heures en
été.
Formalité : Passeport en cours de
validité (valable 6 mois après la date du retour) pour
les ressortissants européens. Un visa est nécessaire et
s’obtient facilement à l’arrivée (20€
environ).
Santé : Aucune vaccination
obligatoire. Tétanos et poliomyélite conseillés.
On trouve des hôpitaux et des pharmacies dans tout le pays.
Vol : Pour Dubaï ou Mascate suivant les séjours.
Monnaie : Rial Omanais (1 rial =
2.07€). Les euros et les chèques de voyage peuvent
être changés dans tous les bureaux de change et dans les
banques. Les distributeurs automatiques sont nombreux notamment
à Mascate. Les cartes bancaires sont acceptées dans les
hôtels, restaurants et dans certaines boutiques.
Usages et politesse : Il est
conseillé de porter une tenue correcte et d’éviter
pour les hommes de se promener en ville en short. Les femmes doivent
bien entendu couvrir leurs jambes et leurs épaules. Il faut
également demander la permission avant de photographier
quelqu’un et surtout une femme.
Sécurité : Le pays est très sûr et vous ne rencontrerez aucun problème si vous respectez les us et coutumes.

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Culture et patrimoine : |
Architecture :
Vous pourrez
découvrir de superbes forts, des maisons en pisé à
l’intérieur des terres ou des maisons rondes dans la
région de Dhofar.
Artisanat : L’encens est partout
même si les cristaux viennent de la région de Salalah. Des
petits brûleurs en terre cuite sont vendus dans les souks. Les
khanjars, poignards recourbés en argent ciselé, les
poteries de Bahla, les tissages traditionnels font également
partie de l’artisanat local. Bijoux, coffres, amulettes
protectrices renfermant des versets du Coran, ceintures ornées
de pièces de monnaie, le travail de l’argent donne forme
à de nombreux objets. L’or a plus récemment fait
son apparition.
Les souks de Mouttrah et de Nizwa sont réputés sur
l’ensemble du golf et connus pour leur authenticité.
Dhows :Longtemps utilisés pour la
pêche et le commerce, les dhows sont des bateaux en bois
traditionnels. Ils sont encore fabriqués à Sur.
Cuisine : Le brassage culturel a
toujours été important au Sultanat d’Oman et sa
cuisine en témoigne. La cuisine indienne a largement
influencé la cuisine bédouine. Le biryani, riz
épicé au poulet ou à l’agneau est
d’ailleurs devenu l’un des plats de
référence. Les galettes d’eau et de farine qui
remplacent le pain sont elles issues des habitudes culinaires
bédouines.
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Faune et flore : |
Le désert
abrite, contrairement aux idées reçues une vie animale
étonnamment riche. Dans les étendues de sable et de
rocaille vivent diverses variétés de gerboises, de
souris, de lièvres et de fennecs. Parmi les animaux
protégés figurent l'outarde houbara, le varan, le dharb
(gros lézard épineux) et le thar (chèvre sauvage).
Les diverses espèces d'antilopes (en particulier les petites
gazelles) vivent à proximité des oasis et des zones
irriguées et cultivées. On y voit aussi quelques oiseaux
(alouettes, corbeaux, outardes, hiboux, faucons) mais la plupart
d'entre eux fréquentent les zones côtières,
à l'exception du Dhofar. Vous pourrez admirer les nids de tortue
au EL Jinz de Ras et dans la réserve de Dimaaniyat.
La panthère d'Arabie est un chasseur nocturne qui vit
principalement dans le Musandam et dans les montagnes du Dhofar. Sa
taille est un peu plus petite que celle des panthères
africaines. Pour cette espèce en voie de disparition (moins
d'une centaine d'individus) et dont la chasse est interdite, les
chercheurs omanais et des Emirats ont lancé un programme de
reproduction en captivité.
Le sanctuaire de l'Oryx est une réserve naturelle. Elle abrite
le seul troupeau d'oryx sauvages du monde et de nombreuses
espèces menacées (des léopards, des chats
sauvages, des renards du désert, des gazelles d'Arabie).
L'ensemble du site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de
l'Unesco.
Enfin, Oman est en passe de devenir la destination plongée du
Moyen Orient. Les fonds marins de la mer d'Oman à
proximité des côtes abritent une faune très
variée qui trouve refuge dans la barrière de corail.
Mascate offre des plongées essentiellement axées sur les
poissons et la flore. Au nord, les îles de Daymanyiat permettent
de voir des bancs de barracudas, platax, raies mantas (en
été), raies aigles et tortues.
Des baleines se tiennent aussi près des côtes en
février et mars. On peut observer des dauphins toute
l'année. Quant aux tortues des plages de Ras el Jinz, la
période de ponte se situe à la fin de l'été
et jusqu'en novembre.
Le boswellia, arbre à encens est le plus connu des
végétaux omanais. On peut l’observer dans le sud du
pays dans les montagnes du Dhofar. La résine est
récoltée entre mai et juin par les bédouins Jabali
puis vendue en septembre au grand marché de l’encens de
Salalah.

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Un peu d’histoire : |
A Ras al-Hamra, des fouilles ont mis à
jour des vestiges les premiers campements de pêcheurs datant du
VIè au IVè millénaire avant Jésus Christ.
Les premières occupations d’oasis datent elles de 3000
avant J.-C. A partir de cette période les échanges,
notamment du cuivre, avec la Mésopotamie voisine
s’intensifient via le détroit d’Ormuz. Tandis que le
commerce de l’encens, très apprécié des
grecs et des romains, assure la prospérité dans le sud du
pays.
Cyrus le Grand, fondateur de la dynastie perse des
Achéménides, prend possession du royaume en 535 avant
J.-C. Les Perses sont à l’origine d’un astucieux
dispositif d’irrigation (le Falaj) toujours utilisé afin
de rendre possible les cultures des terres arides. Cette domination
perse dure jusqu’en 640 après JC. Oman devient ensuite
l’une des premières conquêtes de l’islam. Elle
s’imposera jusqu’au VIIIe siècle avec
l’implantation de l’Ibadisme et l’élection du
premier Iman.
En 1514, les Portugais prennent le détroit d’Ormuz dans le
but de contrôler la route des épices. Ils
s’installent en 1518 à Sohar et à Mascate. Ils
feront de Mascate leur base défensive face aux assauts Perses,
Turcs et Européens. A la mort du Sultan Nasir al-Yarubi,
fondateur de la dynastie Yaroubides, son successeur Bin Saïf
al-Yarubi organise en 1650 une révolte qui conduira à
l’expulsion des Portugais. Les Omanais attaquent même les
possessions portugaises en Afrique. Les comptoirs d’épices
de Zanzibar, Mogadiscio et de Bahrein au Pakistan actuel
contribuèrent à faire la fortune des sultans
d’Oman.
A la mort du sultan, au début du XVIIème siècle,
une guerre civile éclate et les Perses en profitent pour occuper
les villes côtières. Cette guerre de succession
s’achève en 1745. Ahmad ibn Saïd, gouverneur de
Sohar, chasse les Perses et sera élu Sultan en 1747. Le sultanat
d’Oman devient alors l’un des plus anciens pays
indépendants du Moyen-Orient. La dynastie des Al-bouSaïd
est toujours en place aujourd’hui.
En 1891, Oman devient un protectorat britannique, jusqu'en 1971.
Mascate sert alors de relais entre l’Angleterre et les Indes. Les
britanniques ne font pas l’erreur d’occuper le pays mais
lui apportent juste leur protection.
Le XXème siècle est frappé par une période
de trouble entre les factions de l’intérieur des terres et
celles de la côte.
En 1970, l’arrivée au pouvoir du Sultan Qabous marque
l’entrée du pays dans une période de
prospérité et de paix. En 1996, le sultan promulgue un
décret clarifiant les règles de succession, instituant un
conseil bicaméral doté de certains pouvoirs
législatifs et un Premier ministre et garantissant des
libertés civiles de base pour les citoyens omanis. En 2003, la
chambre basse du conseil est librement élue pour la
première fois.

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Le Sultanat d’Oman aujourd’hui : |
Economie : Le
pétrole et le gaz sont de loin des principales ressources du
pays. Si les gisements de pétrole devraient être
épuisée d’ici une vingtaine d’années,
les gisements de gaz sont eux encore importants. Le gouvernement
favorise le développement de nouveaux secteurs
économiques. Le tourisme en est un. Il vise également par
la modernisation de l’agriculture et de la pêche à
rendre le pays complètement autonome.
L’économie des pays du golfe repose sur une importante main d’œuvre étrangère.
Institutions : Il fut le premier pays du
Golfe, en 1994, à accorder le droit de vote et
d’éligibilité aux femmes. Les premières
élections au suffrage universel ont eu lieu en 2003.Le Sultan
cumule cependant les fonctions de chef de l’état et de
premier ministre.
Religion :L’une des
particularités du sultanat est le fait de professer
l’ibadisme, un courant minoritaire de l’Islam venu de
Mésopotamie. L’Ibadisme moderne est un des courants les
plus tolérants du monde musulman. Dans sa condition de chef
spirituel de l’Etat, l’actuel sultan suit les
préceptes de la « vraie croyance » en
prônant la tolérance envers les autres religions
(chrétiens et hindous sont très présents dans le
pays) et en s’efforçant de renouer avec le passé
(revalorisation du patrimoine historique et artistique).
D’autres courants de l’Islam sont également
représentés. Le sunnisme est majoritaire au Musandam et
le chiisme à Mascate. La majorité des travailleurs
immigrés est hindoue.

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